
Nous y avons rencontré des bergers qui vivent 6 mois de l'année avec leur
troupeau de vaches. Nous nous sommes posés la question suivante : mais
d'où viennent les cochons qui sont dans les saucisses de Morteau ? Nous
avons été hébergés sous un tipi, découvert norbert le frère de jean-claude,
mangé une fondue le 15 août et plein d'autres choses...
Départ de Strasbourg en train le 8 août. arrivée à Montbéliard et finalement
nouveau train jusqu'à l'Isle sur le Doubs puis vélo sur les petites routes...
ça cogne ! Blussans, Sourans, Lanthenans, TOURNEDOZ (MH!), col de Ferrière
et Rahon : petite chambre d'hôte complète ! Mais on nous trouve quand
même une petite place à côté des poules. Par contre il y a de la place à
table ! Super repas dont le poulet sur lequel nous avions fantasmé toute
la journée sur nos selles...
Le temps de faire sa toilette du matin dans la grange à vache et c'est
reparti ! Sancey le Grand, Surmont, La Violette,
Pierrefontaine-les-Varans, la Sommette puis Avoudrey... et grande pause en
attendant le train qui nous évitera de passer un col à bicyclette !
pourquoi se faire du mal quand peut se faire du bien (règle d'or que nous
mettrons toujours en pratique) on est en vacances, pas en compétition !
Arrivée à Gilley, pas vraiment de café sympa. Il n'en reste d'ailleurs plus
beaucoup dans nos campagnes, nous trouverons sans mal un camping ! A 1,5
km de la gare, en dehors des grans axes, à côté des fermes à vaches. Le Lava.
Arrivée à 18h30, installation puis retour à pied place de la gare pour un petir
resto. faut pas déconner, le train ça creuse aussi.
Temps plutôt moche, petite marche autour du camping qui nous amène à
Remonot, enfin un petit café tenu par une vieille dame pleine d'énergie, mais
pas de portefeuille, tant pis, nous reviendrons. Orage, averse toute la nuit.
La tente tient le coup.
Ballade, redescente à Remonot, on l'aura notre petit apéro ! puis
retour au camping, en passant on s'arrête chez le fermier pour acheter quelques
oeufs et du lait (offert à marie). Dans l'après midi en cherchant libé (faut
quand même se tenir au courant des infos) on décide de pousser jusqu'au Tuyé du
papy gaby. Un lieu myhique, présenté dans tous les guides de franche-comté,
capitale de la république du Saugey, où l'on pourra visiter et assister à une
présentation pure langue de bois de connifère sur la fabrication des saucisses
de Morteau et autres viandes fumés. Après la visite j'ai toujours pas compris
où et comment ont été élévés les cochons avec lesquels on fabrique tant de
saucisses fumés. Bon c'est pas grave il nous reste encore beaucoup de
kilomètres à parcourir et on tombera surement sur des troupeaux de cochons
aussi symptahiques que les Montbéliarde. Ah j'oubliai ! pour les amateurs
d'automates(genre les mystères de l'ouest) le Tuyé est une étape à ne pas
manquer, d'ailleurs je recommande d'y aller en 4x4 ou en moto kawazaki 1000,
y'a une sacré côte pour y arriver ! Pour le repas du soir
lentilles-saucisse de morteau-oeufs frais
Départ de Gilley par la piste cyclable. On impresionne toujours autant quand
on nous voit recharger tout notre bardas sur deux bicyclettes. Une jolie piste
cyclable nous permettra de relier Gilley à Pontarlier. Ancienne voie de chemin
de fer, elle a été recylée (c'est le cas de le dire !) pour les bicylettes et
piétons, initiative intelligente et trop rare ! Petite pause bucolique
dans un pré, y'a pas de mal à se faire du bien ! A Pontarlier on évite de
justesse de prendre le ciel sur la tête, il pleut comme Montbéliarde qui
pisse ! On passe rapidement par la Distillerie chez les fils Pernot, on
repart avec de l'absinthe, des liqueurs et quelques dégustations qui finissent
par nous casser les jambes. Les bouteilles prennent place dans nos sacoches
déjà bien pleines. On passe rapidement à l'office du tourisme comme tout
touriste qui se respecte et on repart avec plein de documents inutiles, comme
d'ab ! En attendant que les nuages se vident sur Pontarlier on s'arrête au
café de France ; brasserie-salon de thé, vieillot, genre café montmartre
du début du siècle, très sympa. Café et tarte au chocolat nous permettrons de
patienter et de nous redonner le courage de remonter sur nos montures. Après
concertation on prend la direction du lac St-Point. Heureusement que la route
est bordée d'une piste cyclable jusqu'à Oye et Pallet, puis tatonnement autour
des petits villages autour du lac à la recherche d'un improbable toît où passer
la nuit. On finit au camping de St-Point lac sur l'emplacement d'un couple
allemand qui nous accueille gentillement. Le camping était complet et nous
n'avions plus la force de repartir. Le soir nous allons au restaurant de
l'hotel monnot : fritures... Il n'y a plus de place dans l'hôtel, une
chambre se libèrera le lendemain, on nous prévient qu'elle est sous les combles
et que les toilettes sont sur le palier. Super ! C'est exactement ce que
l'on cherchait, romantique et pas cher !
On déguerpit très tôt du camping en remerciant rapidement nos hôtes. L'hôtel
nous acueille dès 11 heures. Marie prend un bain, elle est trop contente, moi
je me couche et dort comme une enclume ! Il parait que j'aurais ronflé à
reveiller un sourd ! On est quand même des citadins, ça faisait près d'une
semaine que l'on dormait sous la tente ! Ballade jusqu'à port-titi, petit
village de pêcheur qui fête ses 100 ans. Tout le monde se prépare pour le
lendemain. Au programme : saucisse merguez, donner kebab(c'est fou !), son
et lumière avec feu d'artifice... On promet de revenir le lendemain. On repart
jusqu'au restaurant table comtoise. On prend chacun un pavé de boeuf au bleu
Gex. (quatrième et dernier fromage de la région, avec le comté, le morbier et
le mont d'or). Miam !
Temps bof ! Couvert, très frais. Aujourd'hui
c'est ballade à pied : Labergement Sainte-Marie par le sentier du tour du
lac, joli. 14 km aller et retour. pause poulet roti là-bas. Ca caille, mais on
a trouvé libé. Retour au contact avec la civilisation et la culture !
Pause café, on téléphone à la petite échelle pour réserver et prévenir que nous
partons à vélo demain matin pour leur petit chalet et qu'il ne s'inquiètent pas
si nous arrivons en retard pour le dîner. Nous savions que l'auberge était
perchée à 1200 mètres d'altitude et qu'il nous faudrait monter les côtes les
plus dures de notre voyage. Nous avions trouvé l'adresse sur internet et au
feeling on s'était dit que cela serait le point à partir duquel on commencerait
à revenir en arrière, donc le début de la fin des vacances, snif. Mais il nous
restait encore une bonne moitié. Retour à l'hôtel et après une sieste nous
partons pour la fête de port-titi. Une fête quoi : saucisse, son et
lumière et feu d'artifice. il était tard, la nuit était déjà là. Pour le
retour, sans lumière, nous avons du jongler sur la route entre les badauds et
les voitures. Je me suis retrouvé dans le fossé, pas de mal, on arrive à
l'hôtel pour notre dernière nuit dans un lit. On en aura bien profité.

Vive toutes les Marie ! On part après que la brume se soit levée, grand
soleil, direction Rochejean pour le début de la montée vers l'auberge. Après
deux étapes indispensables pour nos organismes aux Granges de Meix et aux
Granges Raguin et une superbe descente nous arrivons à la Petite Echelle. Tout
le monde est dehors, les tables sont animées, tout le monde à l'air heureux ...
tant mieux nous aussi ! On pose nos bicyclettes et on s'installe à notre
tour. Les tipis sont bien là, c'est comme on l'avait imaginé, convivial,
détendu, vert,.... Les enfants jouent à un bowling improvisé, en face la dent
du Vaulion complète le décor déjà impressionant. Nous prenons un goûter au
fromage blanc maison myrtille, tarte aux framboises, jus de pomme pastis, les
vacances quoi ! c'est bon ! Un groupe Suisse Allemand donne un petit
concert dans le gazon sur la terrasse, que demande le peuple ? A la fin du
concert nous répondons à l'appel de la nature! Le lieu nous invite à nous
promener et nous n'avons que l'embaras du choix. Nous optons pour un passage de
frontière à travers les bois. La Suisse n'est pas loin et c'est toujours
interressant de connaître des passages de frontière, on ne sait jamais des fois
que la situation se gâte en France! Après quelques minutes nous arrivons au
poste de douane, une barrière avec une baraque type joliette de jardin. On
passe l'air de rien, avec le plaisir de traverser une frontière sans être
controlés Quel bonheur ! C'est comme si on nous faisait confiance, j'aime
bien. Bon, un panneau indique quand même qu'il ne faut pas exagérer et faire
passer trop de truc ! Nous ne sommes plus dans la cee, ça fait bizarre,
mais on s'habitue vite. Nous empruntons des petits chemins de forêt et avons la
chance de ramasser quelques fraises des bois ( mais attention il parait que les
renards font pipi dessus et qu'après on a des maladies bizarres). J'en mange
quelques unes avec mauvaise conscience, mais tranquille. Nous apercevons deux
écureuils et une chevrette, ouahouh c'est la nature ici, c'est sauvage. Retour
à la petite échelle, nous retraversons le poste frontière, toujours pas de
douanier, c'est magnifique. Arrivés au chalet, nous nous installons à
l'intérieur, c'est tout resté comme à l'époque, XVII ème il parait. Nous dînons
à la bougie: fondue aux champignons !!! La soirée est animée par un sosie de G.
brassens, il lui ressemblait tellement que je sais pas, ça faisait faux. Bon il
connaissait super bien les textes et tous les trucs. il nous a raconté plein
d'anecdotes, tous les concerts où il avait été voir le vrai... Comment il le
vénérait. Bon. Y'a juste un moment ou il a plus du tout été comme G. Brassens
c'est quand il a voulu être drôle, enfin qu'il pensait être drôle. C'est
dommage il était bien en sosie de G. Brassens, bien que moi j'aime pas trop les
sosies, je préfère les originaux, même si c'est pas des stars. Bon enfin bref,
il nous a chanté une chanson de francis cabrel, il savait visiblement aussi
faire francis cabrel, mais il a changé les paroles de je ne sais plus quel
tube, ah si, je l'aime à mourir dans une version sexiste pas marrante du tout.
Agravant son cas, il a enchainé avec en une chanson version raciste qui n'a
fait rigoler que les 20% de l'auditoire (cf. 21 avril 2001). les 80% restant
était consternés. Mais comme disait Martin Luther King ce qui est dangereux
c'est pas seulement les racistes qui s'expriment c'est aussi les gens qui se
taisent. (A méditer !). Norbert, le maître des lieux à l'air géné, l'ambiance
étant tout d'un coup tombée, notre artiste passe à autre chose, la soirée est
bien avancée, nous discutons avec Norbert et nos voisins. Les alcools sont de
sortie, mon voisin déguste un alcool de gentiane, pas évident à boire. Pour ne
pas être en reste, j'ai ouvert notre bouteille de liqueur de sapin version 55
degrés. Les échanges se font naturellement, Norbert nous offre des bières et
Alexandre rejoint notre table. Nous tchatchons de choses et d'autres, il est
cartographe et travaille pour l'ign. Il est aussi président de la maison de la
réserve. Norbert nous parle de son métier, il est berger, et préside
l'association des bergers du coin. Tout ça est très passionnant, la soirée
passe et nous continuons à bavarder de la région, des alpages, des ballades à
faire. Généreusement Norbert nous invite à dormir sous le tipi, il est tard et
nous acceptons, contents de ne pas à avoir à ouvrir la tente et tout notre
bardas. La nuit est fraîche mais nous dormons comme qui rigole !
Premier réveil sous un tipi, je laisse Marie faire une grasse matinée.
Norbert et Alexandre étaient restés au chalet. Nous nous retrouvons autour d'un
petit déjeuner copieux. Marie nous rejoint un peu plus tard dans une discussion
passionnée sur le mode de vie des citadins et des ruraux. Nous faisons tous le
constat que nous sommes confrontés aux mêmes problèmes et abérrations. Les 4x4
en ville et les quads dans les montagnes du jura. La mal-bouffe dans les
campagnes et dans les villes, les constructions irrespectueuses de leur
envirronement, les aménagements débiles de certains villages, etc... L'heure du
déjeuner arrive et nous sommes encore à refaire le monde. Avant de partir pour
une ballade pour le Mont d'Or, j'échange des passes dans un tennis ballon avec
l'équipe de cuisine de la Petite Echelle. J'ai encore de beaux restes, Marie
est impressionnée ! Nous partons alors que les nuages menacent notre
projet. Nous arrivons assez vite à la grande échelle, ferme d'alpage qui
accueille des groupes en demande du grand air, puis à la ferme d'alpage la
Vermode où Maïté et Manu, bergers, nous offrent un thé. nous discutons un
moment, j'en profite pour prendre quelques photos de vaches suisse. Le lieu est
serein, à quelques hectomètres du Mont d'Or, au milieu de champs de gentiane.
Nous reprenons notre chemin à travers les alpages pour arriver au Mont d'Or
avant l'orage : 5 minutes exactement ! Le temps de nous extasier
devant la perspective sur les lacs et les villages suisse et c'est le déluge.
Nous prenons sur la tête l'orage que nous essayions de semer depuis le début de
la ballade. Retour en arrière, après quelque hésitations nous retrouvons le
chemin, trempés jusqu'aux os, nous nous arrêtons à la vermode. Le themomètre
annonce 17 degrés et le poêle est allumé. Chaussures et tee-shirt sont
accrochés au-dessus, Marie enfile un pantalon sec de Maïté et nous reprenons un
thé réparateur.

Après nous être dit au revoir, nous reprenons le chemin de la petite échelle
au plus court. Nous reportons à un autre jour le tracé initialement prévu avec
Alexandre. Nous arrivons à l'heure du dîner, pour moi ça sera re-fondue,
accompagné par clément, c'est son jour de congé, pour Marie une assiette de
saucisse de morteau et jambon avec des galettes de pomme de terre (rösti). Nous
finissons tard dans la soirée avec norbert, nous sommes passionnés par la vie
des bergers, leur rapport à leur envirronnement et plus particulièrement
l'utilisation qu'ils font des plantes.
Il a plu toute la nuit. Nous avons prévu de partir tôt le matin. La pluie
repousse notre départ à midi. Je finis par me lever. La petite échelle est
fermée, pas de Clément qui nous avait dit qu'il était de service pour le petitr
déjeuner. Je fais le tour et j'arrive à rentrer par l'arrière donnant sur les
cuisines. Les cadavres de bouteilles sur les tables m'indiquent que la soirée
s'était poursuivie tard dans la nuit pour l'équipe de la petite échelle et que
le réveil n'avait pas du sonner assez fort. Qu'à cela ne tienne, j'ai préparé
le petit déjeuner et répondu deux fois au téléphone à des clients qui voulaient
réserver. Le petit déjeuner fini, Clément arrive dans la salle à manger la tête
dans le cul, s'excusant mille fois pour le raté, je le rassure, de toute les
façons avec la pluie nous ne serions pas partis à l'heure prévue. Suit tout le
reste de l'équipe dans le même état, confus, gêné. Ils étaient très
drôles ! Dès la première acalmie nous repartons après un salut amical à
toute la petite échelle. Passées les Granges Raguin Marie crève, évidemment
c'est le pneu arrière, sinon c'est pas drôle ! je démonte le pneu, enlève
le morceau de feraille à l'origine du trou (toujours se méfier des granges,
nous y avions rangé les vélos à la petite échelle) et nous repartons.
Rochejean-Labergement-Sainte-Marie comme qui rigole, que de la descente. Comme
promis nous passons dire coucou à Alexandre qui habite avec Claire dans le
village. Ils tiennent un gîte d'étape, Claire ne travaille plus. Nous cassons
la croute, un beau morceau de comté arrosé d'un rouge sympathique. Nous
repartons contents de toutes ces rencontres et invitations. Pontarlier se
présente rapidement à nous. J'en profite pour acheter des capes. Prochaine
étape: la vallée de la Loue. Nous nous arrêtons dans un café juste avant de
voir se déverser des trombes d'eau sur notre route. Celles-là au moins, on ne
les aura pas prises sur la tête. Nous reprenons la route, magnifique ambiance
après l'orage : les nuages sont à peine au dessous de nous, la brume
recouvre la Loue... C'est quand même autre chose de voyager quand le temps est
aussi capricieux, rien à voir avec l'atmosphère lourde et ennuyeuse des grosses
chaleurs du mois d'août ! C'est beau la franche-comté ! Après avoir
traversé des villages plus jolis les uns que les autres (Hautepierre, Lods,...)
nous choisissons le camping de Montgesoye. Nous jonglons avec les piquets de
tente impossibles à planter ! Finalement, j'arime la tente à des cailloux.
Marie apprécie la douche ! c'est vrai qu'elle était classe ! super
grignotage, jambon, rillette + boite de quennelle (c'est pour équilibrer le
repas), c'est chaud et bon. Puis dodo. Il pleut toute la nuit.
Le matin tout est mouillé mais le soleil se lève au bon moment pour sécher
nos affaires. Aujourd'hui nous avons prévu une grosse étape (toute proportion
gardée). Objectif SOING ! Village caractéristique de la haute-patate,
comme ils disent ici. Marie y a passé une grande partie des vacances de son
enfance, sa grand-mère y habite toujours, nous lui avons annoncé notre arrivée.
C'est parti ! ça sent la fin de notre petite ballade. Après la traversée
d'Ornans, on quitte la vallée de la Loue, direction Besançon. Il fait chaud.
nationale énorme et descente qui n'en finit plus avec les camions aux fesses.
Impossible de nous dépasser dans la descente tellement la route est étroite. Je
reste un peu au milieu de la chaussée pour éviter qu'un chauffeur inconscient
ne prenne l'initiative de nous doubler. Après six kilomètres, nous rentrons
dans Besançon contents d'être sortis de cet enfer ! Pause à besançon.
Sandwich et bière ! Nous repartons par la route de Vesoul. Rebelote,
grosse route, camion et ça cogne. La journée aller être duûûûûre ! On
s'emmêle les pédales entre Auxon-Dessus ou Dessous (les Bisontins
comprendront!) afin d'éviter les brettelles d'autoroute. Pas facile de circuler
dans certaines grandes villes, les signalisations pour les vélos faut vraiment
les chercher ! On s'arrête au bord de l'Ognon pour une pause goûter.
Dommage ! Il est interdit de se baigner.
Etuz-Bonnevent-Velloreille-Ciselay et Grachaux. Plantage! On est milieu des
champs de chanvre, mais pas dans la bonne direction. Pour le fun on immortalise
l'instant, jamais vu autant de plans de cannabis, bon c'est pas pour fumer,
rien que l'odeur nous fait beaucoup rire. On repart en arrière pour retrouver
notre route, Frasnes le Château, Vaux le Moncelot, les Baties, Sept Fontaines,
Grencourt (on vous donne le détail car pour un cycliste le coin vaut vraiment
le déplacement). La nuit s'approche, ça fait dix heures qu'on est sur nos
selles, l'orage se pointe, il est temps d'arriver ! On est accueilli
sympathiquement par la grand-mère et la tante autour d'un repas copieux et
simple comme nous aimons (frites fraîches, cancoillote, salade et tarte aux
mirabelles). Après le repas on ne demande pas mieux que d'aller se coucher et
cette fois dans un lit !