blog de biclou

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samedi 27 décembre 2008

NO-ël : appel du 28 décembre 2008

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appel du 24 décembre 2008

Noël : on a beau nous répéter que ça résonne comme un rêve, la farce décidément ne prend plus. Avouons le, même si l´on nous rabache les oreilles avec des formules consacrées sur l´esprit de famille et la générosité et que l´on a un peu honte de l´avouer -conditionnement télévisé rabâché et culturel oblige- le Noël obligatoire est pour beaucoup d´entre nous une corvée, une souffrance ...

Noël le sens de la famille ? La famille c'est formidable quand elle fonctionne, mais quand elle est déglinguée ? Dinde aux marrons avec l'oncle réac´ ou tensions systématiques avec les parents, histoires compliquées qui remontent à la surface, et puis les gamins de la cousine qui vont déballer les montagnes de cadeaux inutiles et dispendieux ..

Noël sens du partage ? Alors que l´on se goinfrera ce soir-là, on versera une larme devant le petit congolais qui passera à la télé... On offrira des cadeaux industriels fabriqués par des esclaves chinois ou indiens, on aura ce soir-là un repas dont le bilan carbone fait frémir, et surtout on se dira qu´on peut bien se le payer hein, on n´est quand même pas au RMI (pardon au RSA). Parcequ'il faut que les cadeaux reflètent notre "égo", et qu'on soit comme à la télé ... pour répondre aux injonctions des agences publicitaires ... en payant à crédit sans frais à court terme ...

Noël, la rencontre de l´Autre ? Après avoir croisé dans les allées des hypermarchés bondés tous ces gens pour ne finalement même pas les avoir vus, on s´offre un petit discours sur le lien social et la chaleur humaine ? Une petite action caritative télévisée pour oublier que la solidarité se fait rare ? Pour finalement, à la fin de la soirée, se sentir étranger, déprimé et jurer que c'est la dernière fois et qu'ils ne nous y reprendront plus ... À moins que l´on ressasse sa bile et que l´on se sente bien seul ce soir là, oh même si c´est des conneries commerciales et qu´on n´y croit pas ?

Alors pour les aigris, les antifamiliaux, les révoqués, les décroissants, les pisse vinaigre, les enfants indignes et réprouvés, les écolo, les solitaires qui en ont marre, les asociaux, les pas faciles en société, les décalés, les vilains petits canards, les moutons noirs et boucs émissaires de tous troupeaux, les rebuts, les sans clans, sans étiquettes, sans papiers, sans nom, les buveurs poètes qui s´ennuient aux banquets policés, les UMP qui n´aiment plus Sarko, les socialistes sans motions et sans espoir et toutes celles, tous ceux qui ne croient plus au père Noël parce que il nous l´a déjà faite et on sait que c´est St Nicolas qui se tape le boulot ...

Pour tous ceux qui veulent un NO-ël décalé et différent... Une initiative existe peut-être pour en faire autre chose ...

programme :

mercredi 24 décembre 2008 syndicat potentiel 13, rue des Couples 67 000 Strasbourg à partir de 19h

- un buffet avec couscous localement "bio" - vidéo, super-size me - musique, ... - ..., - fraternité et convivialité, ...

jeudi 28 août 2008

Strasbourg - Brive la Gaillarde (AOÛT 2008)

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vendredi 8 août 2008 Strasbourg-Grandfontaine

Repas chez Eliane avec Roland, Martha,... Journée détente improvisée. Bon, si je commence comme ça je reste les doigts en éventail en bonne compagnie. Je sens le danger. Après une soirée autour d'un colombo, bien arrosée et enfumée, je quitte ce lieu de forte sociabilité et de convivialité pour reprendre l'ordre du jour de mon voyage. La route, la solitude, le bitum, les vaches, le vent, le soleil, la pluie,...

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samedi matin Grandfontaine-Malplaquet

Première étape programmée de mon voyage. Le hameau de Malplaquet se trouve protégé au sommet d'une côte en face du Donon (dans les Vosges). J'arrive en fin de matinée et tombe sur une ferme en pleine activité. Chacun est à sa tâche. Je me pose en observant les allers et venus en me demandant comment je vais prendre place dans ce foisonnement d'animaux, de personnes et que tout cela continue à garder une cohérence. Pas de panique je connais les animateurs du lieu et je leur fais toute confiance. Vincent n'est pas là, je peux occuper sa chambre et surtout son lit. Luxe suprême. Lorsque Martin arrive du marché Lionel et moi l'aidons à décharger la camionnette - Lionel et sa compagne ont pris un an de congé et font un tour de France en camping-car pour découvrir les exploitations agricoles -Ensuite, je fais mon programme des prochains jours à la ferme et Samuel me propose de faire la traite des brebis à Grandfontaine Minières le lendemain matin. La traite se déroule sur le lieu où les brebis paissent. La traite est un moment magique, le contact des pis et du lait chaud ne peuvent vous laisser indifférents.

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L'après-midi, Claus nous propose sympathiquement de chercher deux veaux qui se trouvent à Alpet. Après une hésitation collective nous sommes à six pour donner un coup de main. D'après Claus, dans trente minutes nous sommes de retour, une heure au plus. Il nous devance et nous le rejoignons avec une crainte diffuse une heure plus tard ... Nous arrivons sur le pré où une cinquantaine de vaches et deux chevaux paissent dans une ambiance tendue. Nous apercevons Claus ainsi que la camionnette qui est censée transporter les veaux. Lorsque je calcule la situation je comprends que la partie ne sera pas romantique. Les veaux sont plutôt deux taurillons qui ne partagent pas notre projet. Le troupeau est tout à fait solidaire avec eux. S'engage alors une partie de cache-cache-course-poursuite avec les taurillons qui se glissent dans le troupeau pour ne pas être attrapés. Nous nous organisons sous les ordres de Claus pour orienter le troupeau vers la camionnette et finalement attraper le taurillon à la manière des indiens. Mais bon, on est pas des indiens et le taurillon, lui, c'est un vrai taurillon. Après une heure de corps à corde avec le taurillon, une porte de la camionnette explosée, la moitié du troupeau éparpillée dans les collines voisines nous finissons par le faire entrer dans la camionnette. Re-belotte avec le deuxième taurillon.

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La fin de journée se finit calmement avec les vaches laitières. Nous prenons les VTT et les ramenons avec l'aide du chien de Martin de Salm. Je participe à la traite des vaches qui se fait mécaniquement. Les litres de lait passent par de nombreux tuyaux pour finir dans une grande jarre moderne. La masse musculaire des vaches m'intimident mais les conseils de Martin et son savoir faire finissent par me rassurer. Nous finissons vers 22 heures après un nettoyage poussé des installations.

lundi 11 août Maplaquet - Charmes

Beau temps le matin, pluie l'après-midi. J'arrive trempée et décide de passer la nuit à l'hôtel carpinnien. Je pars le lendemain matin sous la pluie. En début d'après-midi le soleil revient et la route paisible et sympathique m'emmène jusqu'à ma prochaine étape.

mardi 12 août Charmes - Culmont

Nuit passée à la ferme, chez un éleveur de montbéliarde: 300 bêtes, 300 hectares, céréales pour l'alimentation des animaux. Cet éleveur ne veut pas faire du "bio", trop de contraintes: il faut attendre 5 ans pour la certification de l'exploitation en "bio", la luzerne ne pousse pas bien sur leur terre, la chasse aux mauvaises herbes ça le motive pas, les bénéfices reviennent en bout de chaîne aux revendeurs,... Ils ne sont pas prêts à transformer leurs produits en fromages et à les vendre.

mercredi 13 août Culmont - Étang sur Arroux

Journée très pénible, vent de face, pluie,... j'ai joué du coude à coude avec les camions et j'ai failli me retrouver dans le fossé à plusieurs reprises. J'ai mis fin au combat en prenant le train à Dijon.

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Ambiance. Pendant les quelques pauses dans les cafés j'assiste au triste spectacle des français engagés dans ces tristes jeux olympiques ... Je suis toujours étonné par notre intérêt soudain (et passager) pour des disicplines sportives que nous ignorons ensuite pendant quatre ans : lutte, haltérophilie, ... Il a fallu attendre mercredi pour qu'un lutteur inconnu ré-anime les conversations du peuple français des comptoirs. Malgré les contre- performances des athlètes, les propos étaient toujours compréhensifs, surtout pour Laure Manaudou. Le bon sens du pilier de comptoir fait toujours mouche " ... à une autre époque nous nous serions réjouis d'une place en finale des épreuves de natation... alors ..." Première nuit au camping. Municipal. Pizza molle mais douche chaude.

jeudi 14 août Étang sur Arroux - Cercy

Dans la traversée du Morvan j'ai passé la plus belle journée de bicyclette de mon séjour. Après ça pas besoin d'être écologiste pour comprendre que l'aménagement du territoire passe par la présence de vaches et autres ruminants. Après une montée et une descente j'arrive à l'heure du déjeuner à Moulins-Engilbert. Nous sommes deux à table, avec un motard arrivé au même moment. Après plusieurs jours de route au pays du charolais je me prépare à en déguster un bon morceau. Nous commandons tous les deux le plat du jour avec onglet à l'échalote au programme. Une pancarte attire mon attention dans le restaurant. L'origine des viandes: Argentine, Italie, Pays-Bas, Australie et France. Là, un doute traverse mon esprit !? J'appelle la serveuse pour lui demander une explication, ne comprenant pas elle s'en va et deux minutes plus tard le patron "him-self" vient à notre table. "vous comprenez notre fournisseur, suivant le type de viande, s'approvisionne dans des pays différents. Par exemple, les agneaux naissent en France et partent pour l'Italie pour être engraissés et ensuite ils reviennent en France." J'ai du mal à comprendre, alors je précise ma question. "L'onglet il est du coin ?" Alors ça il ne sait pas. "Peut-être!" Notre discussion n'est pas allée plus loin.

vendredi 15 août Cercy - Moulins

Aujourd'hui c'est une ballade au bord du canal. Ca me change des montées et descentes. Les chemins de halage sont d'habitude des lieux propices aux cyclistes. Pas là ! Les portions entre les écluses commençaient et finissaient systématiquement par des barrières. Le chemin était recouvert de gravier... J'ai pas fait long feu et illico j'ai repris les petites routes de village. Ca me dérange pas plus que ça, les canaux ça va un moment. Le spectacle des platanes et des touristes sur les bateaux entrain de lâcher des gaz n'est pas des plus bucollique. Le soir, arrivée au camping et dîner à "la Paillotte", restaurant charmant au bord de l'Allier. Rencontre avec une famille intéressée par ma dégaine. Le père avait fait un voyage "initiatique" à vélo dans sa jeunesse au Maroc. Nous avons échangé quelque réflexions sur le voyage, le tourisme,... Nous étions d'accord que le modèle actuel de tourisme était néfaste : pollution, stress, sur-consommation,... Malgré le prix élevé du pétrole les français n'avaient toujours pas abandonné la voiture. La bicyclette n'était l'apanage que des belges ou des hollandais. Que les français ne concevaient pas encore la bicyclette comme un moyen de déplacement pour le voyage. Bon, y'a encore du boulot à faire d'éducation, d'information,...

samedi 16 août Moulins - Ferme de la Mhotte

Petite étape. Après un rangement rapide de la tente, j'arrive à "l"échoppe" à 11h. Top ! Je prends un café et deux petits pains qui sont en service libre. Une corbeille est là pour accueillir les dons pour régler la note. Ca sent l'autogestion. Ambiance détendue. Entre nous. De nombreux jeunes couples font leur course du samedi matin : Pain "bio", légumes "bio", ... l'échoppe fait partie du réseau "biocoop". Après un pique-nique je tombe sur Simon. Ca tombe bien, c'est lui que je devais rencontrer. Nous échangeons quelques mots de circonstance et il m'invite à déjeuner. C'est avec plaisir que j'accepte. Nous rejoignent : Pierre, Benoît, Clara, Damien, ... Les sujets de discussion nous amènent aux AMAP. La discussion se poursuit avec Benoît, agriculteur "bio-dynamique", il est à la ferme depuis 4 mois et a repris l'exploitation agricole. Benoît est originaire de Truchtersheim, chez nous en Alsace. Il me propose de l'aider, j'accepte avec plaisir. Après les vaches, les taurillons et les brebis, direction le potager géant. 0,7 hectares. 70 fois la taille mon jardin ouvrier. Nous avons consacré la première journée à planter 300 chicorées (salades d'hiver). Le lendemain nous nous sommes attaqués aux mauvaises herbes : rumex, chardons, chiendent,... La bio-dynamie c'est pas de la tarte ! Petit retour rapide sur l'histoire de la ferme de la Mhotte. C'est ici que pendant 15 ans Kokopelli (http:www.kokopelli.asso.fr) a lancé son activité militante autour des semences paysannes . Non loin de là, à Bourbon l'Archambault, est née la Nef, société financière sociale et solidaire (http:www.lanef.com). En 1999, l'école Steiner qui se trouve en contre-bas de la ferme a été durablement affectée par les mesures anti-sectes. Aujourd'hui une nouvelle dynamique semble relancée. L'échoppe, la Grange, une AMAP, le chant des possibles, le gîte, une éco-hameau et de nombreux autres projets sont portées par une nouvelle équipe.

lundi 18 août Ferme de la Mhotte - Montluçon

Départ difficile. J'aurais aimé rester, mais il faut que je sois à Toulouse pour le 20 et j'aimerais encore m'avancer à bicyclette. La journée a été très pénible. Temps très chaud et vent de face. Le pire. J'ai fini la journée cramoisi sans m'en rendre compte. L'entrée dans Montluçon n'en finissait pas d'être annoncée. Elle n'arrivait pas. Une erreur de lecture sur la carte et je me retrouve sur une nationale, ça ne pardonne pas à vélo. Je fais marche arrière, condamné à faire le contour de la ville, cela fera 10 bornes de plus. Après une descente sur une énorme avenue j'arrive au centre de Montluçon défait, je saute dans le premier train pour ailleurs. Ca sera Guéret. À la sortie de la gare de Guéret je décide d'avancer dans mon itinéraire et de rejoindre le camping de la Chapelle Taillefert à 8 km. Pas de chance, les quatre premiers m'invitent à une côte, il est 20 heures, j'aurais pas besoin de compter les moutons pour m'endormir ... L'effort en valait la peine. Super camping municipal. La classe. Je saute direct du vélo à la douche. Je jette la tente et m'y réfugie. Demain sera un autre jour ...

mardi 19 août

En effet, hier cagnard et vent de face, aujourd'hui gris et pluie qui n'en finit pas. Je calcule le temps, et les pauses dans les averses, pour ranger mes affaires et plier la tente. Très belle exercice d'anticipation métaphysique et de logique. Ce genre d'exercice m'amuse ! Le responsable du camping arrive avec une camionnette à 11 heures, la météo ne m'inspire pas confiance. Après avoir accepté de me déposer à la gare je range toutes mes affaires dans sa fourgonnette et nous quittons le camping sous les averses. Après 700 km au compteur mon voyage à vélo s'arrête là. Je prends un billet direct pour Toulouse. Une autre partie de mes vacances s'ouvrent à partir de là, les journées d'été des Verts.

merci à tous ceux qui m'ont aidés, encouragés, parlés, écoutés, ... : dans l'ordre des rencontres : éliane, roland, martha, jeanne, isaac, martin, vincent (qui m'a laissé son lit), samuel, claus, banibé, lionel (sa soeur et sa mère), la jeune fille à l'accueil du syndicat d'initiative, la famille à "la paillotte", simon, clara, benoît, léonore, xavier, le monsieur à la camionnette, marie ... et toutes celles et ceux que je n'ai pas cités, toutes les vaches, chevaux, moutons, ... qui m'ont vu passer et à qui j'ai adressé des cris barbares.

QUELQUES REMARQUES

- Petite suggestion au Président du département de la Nièvre pour faciliter la cohabitation cycliste-piétons sur les chemins de halage. Plutôt que de mettre des barrières et du gravier pour limiter la vitesse des cyclistes, aménager un côté pour les piétons et l'autre pour les cyclistes

- À l'office du tourisme de Dijon j'ai réclamé le guide des hébergements de la région. Celui-ci n'est plus édité et distribué gratuitement par la Région' depuis cette année

- À St Léger dans le Morvan j'ai signé une pétition pour le maintien du bureau de Poste dans le village

- Dans les gares des petites communes les horaires et les guides des transports régionaux ne sont plus systématiquement sur les présentoirs, il règne une atmosphère de musée. Lorsqu'elles existent encore ...

- Penser à décerner des labels des villes les plus agréables, les plus conviviales, ... comme les villes les plus cyclables, les plus fleuries,... en fonction des bancs, des points d'eau et des abris pour se reposer

- Ce voyage peut-être réalisé par n'importe quel cycliste, et avec un peu plus d'organisation, par une famille ou un groupe de copains

- Malgré les conditions météorologiques et les quelques contrariétés ce fût un beau voyage ! À refaire.

mardi 5 août 2008

Remi Picot, agriculteur et éleveur d'agneaux en biodynamique

Agriculteur maraîcher et éleveur d'agneaux, selon les préceptes de la Biodynamie, est présent sur de nombreux marchés de Strasbourg. Il a choisi le modèle des AMAP pour sa production de viande d'agneaux.

Dans la vallée de la Moder dans le Bas-Rhin, à Pfaffenhoffen, pâturent sur des prairies une soixantaine de brebis. Entre le 15 Décembre et le 15 Janvier les agneaux naissent dans la bergerie. Le fumier des moutons, après compostage, est mélangé à la terre. Celui-ci servira pour cultiver des betteraves et du seigle pour les moutons et des légumes pour les hommes. Il faut une grande diversité de légumes car cela est bon pour la santé de la terre et pour la santé de ceux qui les mangent. Légumes racines : radis, navets, carottes, betteraves, oignons, topinambours. Légumes feuilles : salades variées, poireaux, bettes, épinards, choux, plantes condimentaires. Légumes fruits : petits pois, haricots, tomates, courgettes, concombres, poivrons, aubergines, potimarron.

Nous utilisons des plantes médicinales dans les préparations biodynamiques pour que les légumes aient bien les pieds dans la terre et la tête dans le ciel, telles que ortie, camomille, pissenlit, valériane, chêne, et achillée millefeuille. Ainsi s’établit un solide lien entre un territoire, les plantes qui y poussent, les animaux qui y sont élevés, les habitants qui y vivent, et les énergies qui s’y développent.

Le jardin d'Agnes

Vincent et Nolwen, producteurs de fruits et légumes “ bio”, développent leurs activités dans le cadre des A.M.A.P.. ( Association pour le Maintien de lʼAgriculture Paysanne).

Le jardin d’Agnès est une petite exploitation du Kochersberg (Ittlenheim). Deux personnes (Vincent Schotter, créateur du jardin et Nolwenn qui s’occupe du jardin, des marchés et du point de vente) travaillent sur les 5 hectares de légumes et les 300 poules pondeuses. Les productions du jardin sont les légumes, petits fruits et les œufs, le tout sous le label biologique AB. Après un parcours professionnel de 20 ans dans le conventionnel, Vincent a éprouvé un sentiment de mal-être dans l'exercice d'un métier où l'homme impose à la nature ses choix, ses produits chimiques et sa rentabilité. C’est grâce a cette réflexion qu’il a fonde le jardin d’Agnès De nombreux légumes poussent dans le jardin dont un grand nombre de légumes « oublies » comme le rutabaga ; légume racine d'automne et d'hiver à la forme d'un gros navet couleur jaune qui s'utilise cru en trempette ou en salade, cuit, en purée ou dans les potages ; le topinambour : tubercule rappelant le goût de l'artichaut. Petite boule noueuse et croustillante qui ressemble à une pomme de terre déformée. Le topinambour apparaît sur le marché à la fin de l'été jusqu'en février mars ; le panais : Il se prépare comme la carotte. Il a une saveur douce et un petit goût de noisette. Il se sème en avril mai et se récolte en octobre ; et le fameux potimarron : cucurbitacée de couleur rouge brique avec une chair jaune foncé au goût prononcé de châtaigne. Au jardin d’Agnès, on retrouve des variétés de tomates différentes, des courges de toutes formes et couleurs ainsi que les traditionnels petits poids, fenouilles, poivrons et autres poireaux. C'est donc le fruit de ce travail entre la terre et les personnes que l’on peut retrouver sur leurs marchés, au point de vente et surtout dans la libre cueillette où l’on vient découvrir ce plaisir du contact avec notre mère nourricière.

Les poules pondeuses

L'élevage se compose d'environ 300 poules pondeuses de race "Isabrown". L'élevage en agriculture biologique repose sur de nombreuses exigences dont: • Le choix des races bien adaptées aux conditions du milieu • L'élevage en plein air. • Le logement des animaux. • Une alimentation essentiellement produite sur l'exploitation Parcours intérieur & extérieur : • A l'intérieur, les poules disposent d’un logement spacieux. La surface par tête et les matériaux de construction employés garantissent le bien-être de l’animal. • A l’extérieur, les poules bénéficient d’une prairie bien enherbée (sous le régime de l’agriculture biologique favorisant le développement de la flore).

Les poules reçoivent une alimentation composée d’au moins 90% d’ingrédients biologique, le reste étant des protéagineux biologiques comme le pois, les féveroles, le colza ou le soja auxquels s’ajoutent des minéraux.

Les « consomm'acteurs » du panier

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Phénomène qui se répand, l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) ne se cantonne pas à un simple rapprochement consommateur-producteur, ni même à la quête de produits plus sains et moins chers. A la Krutenau-Centre comme ailleurs, en signant la charte des Amap, on devient « consomm'acteur ».

Ce mercredi, ils auront droit à un long pain et à un pot de sucre, « en complément des asperges ». S'ils savent avec qui ils se sont liés - le producteur -, les « consomm'acteurs » ne connaissent pas d'avance ce que leur réserve le panier. Tout le sens du mot « engagement »...
 Car s'inscrire pour six mois, venir chaque semaine chercher son panier, manger des légumes ou des fruits locaux et de saison, sans les choisir, selon les aléas de la production, sont autant de contraintes que précisément les adhérents appellent « choix ». Ce dont doutait au départ, il le reconnaît, Vincent Schoffer, du Jardin d'Agnès à Ittlenheim, qui fournit aujourd'hui l'Amap de la Krutenau-Centre : « J'avais l'habitude des marchés. Ici, le public est plus engagé. »
 Face aux cageots de patates, encore enrobées de terre, Maurice, artisan-relieur de 57 ans, le dit tout ferme : « Je lutte contre le gros commerce broyeur ! » Pour Léa, 18 ans, qui vient pour sa maman, c'est plus flou, mais ça participe d'un « esprit : à la maison, on est vachement tri, tout ça ». Sandrine, 42 ans, voit même dans sa démarche « une façon d'interpeller » ses enfants.
 Cette semaine, le maraîcher inscrit au tableau : une mesure de pommes de terre, huit oignons, une barquette de fraises, une botte d'asperges, quatre salades. « Les tomates devraient être là, elles auront 15 jours de retard. On les attend, avec les concombres, aubergines et poivrons (...) Mais il y a des salades à foison, servez-vous ! ».

Partage des risques

 L'adhésion à une Amap relève d'une ambition bien plus générale encore : « Pouvoir développer des productions locales respectueuses de l'environnement », tel que le souligne Manuel Santiago, responsable bénévole du groupe. Et surtout, le permettre au producteur en partageant les risques. Ce qui séduit Claudia, 43 ans, et Christophe, 36 ans, qui n'hésitent pas à compléter leur panier au stand bio du marché de Kehl.
 Pour certains, le prétexte reste bien plus simple : aux légumes de supermarché ils trouvent une mauvaise mine, ils adoptent la démarche « pour manger des légumes ! » Dernière vocation et non des moindres : créer du lien social. Par des coups de main, quand on ne peut pas aller chercher son panier, des échanges de recettes... L'un de découvrir un légume « oublié », l'autre de sourire : « Avant, je jetais les fanes de radis, mais la dernière fois, le producteur nous a donné un truc pour les utiliser ».
 Manuel Santiago en  profite pour faire un travail d'éveil et de sensibilisation : « L'Amap, ce n'est pas uniquement venir chercher ses légumes ».

Nelly Schumacher

L'Amap de la Krutenau-Centre a ouvert en septembre 2007 et compte 70 adhérents.Distribution chaque mercredi de 18 h à 19 h 30 au Cardeck, place des Orphelins (Krutenau). direction@cardeck.net. 20 € le panier, 10 € le demi-panier.

DNA Édition du Dim 20 juil. 2008,

samedi 2 août 2008

l'amap de la krut

L’AMAP de la Krutenau-Centre, y adhérer c’est adopter un autre mode de vie et d’agir positivement sur notre agriculture

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Les différents reportages (télévision et radio) qui ont été faits au CARDEK sur le fonctionnement de l’AMAP de la Krutenau montre l’engouement que suscite cette nouvelle façon d’acheter ses fruits et légumes. Malheureusement on reste sur sa faim lorsqu’on voit le résultat. Comment décrire en une minute et demie un phénomène de société et la prise de conscience qui en est à l’origine ? Finalement, on en retient de ce qui est présenté que ce n’est qu’une nouvelle façon de consommer ; lien plus proche avec le producteur et produits meilleur marché.

Si ce n’était que ça, ce serait déjà pas mal. Cependant, lorsque l’on adhère à une AMAP, on devient plutôt un consomm’acteur.

Revenons un peu sur l’histoire des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Les premiers agriculteurs qui avaient le souci de leur environnement caractérisaient leur pratique de “naturelle”. Ce n’est que vers le début des années soixante-dix qu’apparurent les qualificatifs de “biologique” et “bio-dynamique”. Les premières AMAP se sont créées en 2001 dans le Var. Sous la pression de collectifs de familles, des agriculteurs se sont organisés pour re-localiser leur distribution directement en développant une nouvelle façon de tisser du lien entre les agriculteurs et les habitants.

- L’AMAP une chance pour la biodiversité en continuant à produire des variétés oubliées et en produisant en respectant son environnement. L’agriculteur qui travaille sous forme d’AMAP fait vivre le patrimoine des anciennes semences en les cultivant et les reproduisant. Il propose à ses adhérents de découvrir et de goûter des variétés de légumes oubliés. La tomate est la victime de la production industrielle de ses dernières années, on n’en trouve aujourd’hui plus que quelques variétés, calibrées et sans saveurs. Pour l’AMAP du CARDEK, Vincent Schotter a semé cette année les variétés suivantes :Cerise de Terre, Prune des Incas, Ananas, Cœur de Bœuf, Merveille des Marchés, Noire de Crimée, Rose de Berne … L’agriculteur est en perpétuelle évolution à l’écoute de sa terre. Les légumes ne poussent pas tous de la même façon selon le terrain et les conditions climatiques. Les intrants chimiques et les pesticides ne font pas partie de son outillage.

- Le nouveau profil des AMAP Il faut reconnaître que les AMAP créées dernièrement n’ont pas gardé toutes les caractéristiques des précurseurs. Elles se sont adaptées aux nouveaux adhérents, notamment les habitants des centres des villes. Ils sont moins disponibles, plutôt tournés vers un engagement sur des valeurs. Par exemple, les ateliers de jardinage aux champs ne sont plus systématiquement proposés. Les visites et les pique-niques chez l’agriculteur sont appréciés et ce qui est la meilleure façon d’échanger et de se connaître. La multiplication des producteurs sur un même site est aujourd’hui une évolution naturelle du concept. La diversité des produits, avec au milieu le maraîcher, permet d’offrir un panier plus attractif. Aujourd’hui, à l’AMAP de la Krutenau, on trouve en plus des légumes et des fruits: des oeufs, du jus de pomme, du miel, des volailles, de la farine,...

- Apparente régularité, apparente monotonie. Le roulement des adhérents s’explique par le fait que l’AMAP propose un mode de vie différent. Il faut être régulier et il faut accepter quelques contraintes. Cela ne convient pas à tout le monde. Il faut aussi trouver des idées de recettes et les échanger afin de lutter contre la lassitude. La carotte est présente deux tiers de l’année dans notre panier… On redécouvre les saisons, on ne mange pas des tomates avant juillet. Ceux qui en veulent en mai devront s’inscrire en Espagne ou en Italie … Le système AMAP propose un juste prix pour le panier. Il n’y a pas de revente et donc pas de plus value sur les produits proposés. Avec soixantaine d’adhérents, l’AMAP de la Krutenau-Centre se porte bien. Adhérer à une AMAP c’est d’abord un choix de vie ensuite une nécessité de s’alimenter.

Renseignements et inscriptions: Manuel Santiago, 06 09 18 52 65. 1, place des Orphelins. 67 000 Strasbourg

manu sur mon biclou ...

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Oui c'est moi ....

quoi ma gueule

jeudi 31 juillet 2008

La Franche Comté à bicyclette - août 2004

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Nous y avons rencontré des bergers qui vivent 6 mois de l'année avec leur troupeau de vaches. Nous nous sommes posés la question suivante : mais d'où viennent les cochons qui sont dans les saucisses de Morteau ? Nous avons été hébergés sous un tipi, découvert norbert le frère de jean-claude, mangé une fondue le 15 août et plein d'autres choses...

Départ de Strasbourg en train le 8 août. arrivée à Montbéliard et finalement nouveau train jusqu'à l'Isle sur le Doubs puis vélo sur les petites routes... ça cogne ! Blussans, Sourans, Lanthenans, TOURNEDOZ (MH!), col de Ferrière et Rahon : petite chambre d'hôte complète ! Mais on nous trouve quand même une petite place à côté des poules. Par contre il y a de la place à table ! Super repas dont le poulet sur lequel nous avions fantasmé toute la journée sur nos selles...

Le temps de faire sa toilette du matin dans la grange à vache et c'est reparti ! Sancey le Grand, Surmont, La Violette, Pierrefontaine-les-Varans, la Sommette puis Avoudrey... et grande pause en attendant le train qui nous évitera de passer un col à bicyclette ! pourquoi se faire du mal quand peut se faire du bien (règle d'or que nous mettrons toujours en pratique) on est en vacances, pas en compétition ! Arrivée à Gilley, pas vraiment de café sympa. Il n'en reste d'ailleurs plus beaucoup dans nos campagnes, nous trouverons sans mal un camping ! A 1,5 km de la gare, en dehors des grans axes, à côté des fermes à vaches. Le Lava. Arrivée à 18h30, installation puis retour à pied place de la gare pour un petir resto. faut pas déconner, le train ça creuse aussi.

Temps plutôt moche, petite marche autour du camping qui nous amène à Remonot, enfin un petit café tenu par une vieille dame pleine d'énergie, mais pas de portefeuille, tant pis, nous reviendrons. Orage, averse toute la nuit. La tente tient le coup.

Ballade, redescente à Remonot, on l'aura notre petit apéro ! puis retour au camping, en passant on s'arrête chez le fermier pour acheter quelques oeufs et du lait (offert à marie). Dans l'après midi en cherchant libé (faut quand même se tenir au courant des infos) on décide de pousser jusqu'au Tuyé du papy gaby. Un lieu myhique, présenté dans tous les guides de franche-comté, capitale de la république du Saugey, où l'on pourra visiter et assister à une présentation pure langue de bois de connifère sur la fabrication des saucisses de Morteau et autres viandes fumés. Après la visite j'ai toujours pas compris où et comment ont été élévés les cochons avec lesquels on fabrique tant de saucisses fumés. Bon c'est pas grave il nous reste encore beaucoup de kilomètres à parcourir et on tombera surement sur des troupeaux de cochons aussi symptahiques que les Montbéliarde. Ah j'oubliai ! pour les amateurs d'automates(genre les mystères de l'ouest) le Tuyé est une étape à ne pas manquer, d'ailleurs je recommande d'y aller en 4x4 ou en moto kawazaki 1000, y'a une sacré côte pour y arriver ! Pour le repas du soir lentilles-saucisse de morteau-oeufs frais

Départ de Gilley par la piste cyclable. On impresionne toujours autant quand on nous voit recharger tout notre bardas sur deux bicyclettes. Une jolie piste cyclable nous permettra de relier Gilley à Pontarlier. Ancienne voie de chemin de fer, elle a été recylée (c'est le cas de le dire !) pour les bicylettes et piétons, initiative intelligente et trop rare ! Petite pause bucolique dans un pré, y'a pas de mal à se faire du bien ! A Pontarlier on évite de justesse de prendre le ciel sur la tête, il pleut comme Montbéliarde qui pisse ! On passe rapidement par la Distillerie chez les fils Pernot, on repart avec de l'absinthe, des liqueurs et quelques dégustations qui finissent par nous casser les jambes. Les bouteilles prennent place dans nos sacoches déjà bien pleines. On passe rapidement à l'office du tourisme comme tout touriste qui se respecte et on repart avec plein de documents inutiles, comme d'ab ! En attendant que les nuages se vident sur Pontarlier on s'arrête au café de France ; brasserie-salon de thé, vieillot, genre café montmartre du début du siècle, très sympa. Café et tarte au chocolat nous permettrons de patienter et de nous redonner le courage de remonter sur nos montures. Après concertation on prend la direction du lac St-Point. Heureusement que la route est bordée d'une piste cyclable jusqu'à Oye et Pallet, puis tatonnement autour des petits villages autour du lac à la recherche d'un improbable toît où passer la nuit. On finit au camping de St-Point lac sur l'emplacement d'un couple allemand qui nous accueille gentillement. Le camping était complet et nous n'avions plus la force de repartir. Le soir nous allons au restaurant de l'hotel monnot : fritures... Il n'y a plus de place dans l'hôtel, une chambre se libèrera le lendemain, on nous prévient qu'elle est sous les combles et que les toilettes sont sur le palier. Super ! C'est exactement ce que l'on cherchait, romantique et pas cher !

On déguerpit très tôt du camping en remerciant rapidement nos hôtes. L'hôtel nous acueille dès 11 heures. Marie prend un bain, elle est trop contente, moi je me couche et dort comme une enclume ! Il parait que j'aurais ronflé à reveiller un sourd ! On est quand même des citadins, ça faisait près d'une semaine que l'on dormait sous la tente ! Ballade jusqu'à port-titi, petit village de pêcheur qui fête ses 100 ans. Tout le monde se prépare pour le lendemain. Au programme : saucisse merguez, donner kebab(c'est fou !), son et lumière avec feu d'artifice... On promet de revenir le lendemain. On repart jusqu'au restaurant table comtoise. On prend chacun un pavé de boeuf au bleu Gex. (quatrième et dernier fromage de la région, avec le comté, le morbier et le mont d'or). Miam !

caves.jpg Temps bof ! Couvert, très frais. Aujourd'hui c'est ballade à pied : Labergement Sainte-Marie par le sentier du tour du lac, joli. 14 km aller et retour. pause poulet roti là-bas. Ca caille, mais on a trouvé libé. Retour au contact avec la civilisation et la culture ! Pause café, on téléphone à la petite échelle pour réserver et prévenir que nous partons à vélo demain matin pour leur petit chalet et qu'il ne s'inquiètent pas si nous arrivons en retard pour le dîner. Nous savions que l'auberge était perchée à 1200 mètres d'altitude et qu'il nous faudrait monter les côtes les plus dures de notre voyage. Nous avions trouvé l'adresse sur internet et au feeling on s'était dit que cela serait le point à partir duquel on commencerait à revenir en arrière, donc le début de la fin des vacances, snif. Mais il nous restait encore une bonne moitié. Retour à l'hôtel et après une sieste nous partons pour la fête de port-titi. Une fête quoi : saucisse, son et lumière et feu d'artifice. il était tard, la nuit était déjà là. Pour le retour, sans lumière, nous avons du jongler sur la route entre les badauds et les voitures. Je me suis retrouvé dans le fossé, pas de mal, on arrive à l'hôtel pour notre dernière nuit dans un lit. On en aura bien profité.

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Vive toutes les Marie ! On part après que la brume se soit levée, grand soleil, direction Rochejean pour le début de la montée vers l'auberge. Après deux étapes indispensables pour nos organismes aux Granges de Meix et aux Granges Raguin et une superbe descente nous arrivons à la Petite Echelle. Tout le monde est dehors, les tables sont animées, tout le monde à l'air heureux ... tant mieux nous aussi ! On pose nos bicyclettes et on s'installe à notre tour. Les tipis sont bien là, c'est comme on l'avait imaginé, convivial, détendu, vert,.... Les enfants jouent à un bowling improvisé, en face la dent du Vaulion complète le décor déjà impressionant. Nous prenons un goûter au fromage blanc maison myrtille, tarte aux framboises, jus de pomme pastis, les vacances quoi ! c'est bon ! Un groupe Suisse Allemand donne un petit concert dans le gazon sur la terrasse, que demande le peuple ? A la fin du concert nous répondons à l'appel de la nature! Le lieu nous invite à nous promener et nous n'avons que l'embaras du choix. Nous optons pour un passage de frontière à travers les bois. La Suisse n'est pas loin et c'est toujours interressant de connaître des passages de frontière, on ne sait jamais des fois que la situation se gâte en France! Après quelques minutes nous arrivons au poste de douane, une barrière avec une baraque type joliette de jardin. On passe l'air de rien, avec le plaisir de traverser une frontière sans être controlés Quel bonheur ! C'est comme si on nous faisait confiance, j'aime bien. Bon, un panneau indique quand même qu'il ne faut pas exagérer et faire passer trop de truc ! Nous ne sommes plus dans la cee, ça fait bizarre, mais on s'habitue vite. Nous empruntons des petits chemins de forêt et avons la chance de ramasser quelques fraises des bois ( mais attention il parait que les renards font pipi dessus et qu'après on a des maladies bizarres). J'en mange quelques unes avec mauvaise conscience, mais tranquille. Nous apercevons deux écureuils et une chevrette, ouahouh c'est la nature ici, c'est sauvage. Retour à la petite échelle, nous retraversons le poste frontière, toujours pas de douanier, c'est magnifique. Arrivés au chalet, nous nous installons à l'intérieur, c'est tout resté comme à l'époque, XVII ème il parait. Nous dînons à la bougie: fondue aux champignons !!! La soirée est animée par un sosie de G. brassens, il lui ressemblait tellement que je sais pas, ça faisait faux. Bon il connaissait super bien les textes et tous les trucs. il nous a raconté plein d'anecdotes, tous les concerts où il avait été voir le vrai... Comment il le vénérait. Bon. Y'a juste un moment ou il a plus du tout été comme G. Brassens c'est quand il a voulu être drôle, enfin qu'il pensait être drôle. C'est dommage il était bien en sosie de G. Brassens, bien que moi j'aime pas trop les sosies, je préfère les originaux, même si c'est pas des stars. Bon enfin bref, il nous a chanté une chanson de francis cabrel, il savait visiblement aussi faire francis cabrel, mais il a changé les paroles de je ne sais plus quel tube, ah si, je l'aime à mourir dans une version sexiste pas marrante du tout. Agravant son cas, il a enchainé avec en une chanson version raciste qui n'a fait rigoler que les 20% de l'auditoire (cf. 21 avril 2001). les 80% restant était consternés. Mais comme disait Martin Luther King ce qui est dangereux c'est pas seulement les racistes qui s'expriment c'est aussi les gens qui se taisent. (A méditer !). Norbert, le maître des lieux à l'air géné, l'ambiance étant tout d'un coup tombée, notre artiste passe à autre chose, la soirée est bien avancée, nous discutons avec Norbert et nos voisins. Les alcools sont de sortie, mon voisin déguste un alcool de gentiane, pas évident à boire. Pour ne pas être en reste, j'ai ouvert notre bouteille de liqueur de sapin version 55 degrés. Les échanges se font naturellement, Norbert nous offre des bières et Alexandre rejoint notre table. Nous tchatchons de choses et d'autres, il est cartographe et travaille pour l'ign. Il est aussi président de la maison de la réserve. Norbert nous parle de son métier, il est berger, et préside l'association des bergers du coin. Tout ça est très passionnant, la soirée passe et nous continuons à bavarder de la région, des alpages, des ballades à faire. Généreusement Norbert nous invite à dormir sous le tipi, il est tard et nous acceptons, contents de ne pas à avoir à ouvrir la tente et tout notre bardas. La nuit est fraîche mais nous dormons comme qui rigole !

Premier réveil sous un tipi, je laisse Marie faire une grasse matinée. Norbert et Alexandre étaient restés au chalet. Nous nous retrouvons autour d'un petit déjeuner copieux. Marie nous rejoint un peu plus tard dans une discussion passionnée sur le mode de vie des citadins et des ruraux. Nous faisons tous le constat que nous sommes confrontés aux mêmes problèmes et abérrations. Les 4x4 en ville et les quads dans les montagnes du jura. La mal-bouffe dans les campagnes et dans les villes, les constructions irrespectueuses de leur envirronement, les aménagements débiles de certains villages, etc... L'heure du déjeuner arrive et nous sommes encore à refaire le monde. Avant de partir pour une ballade pour le Mont d'Or, j'échange des passes dans un tennis ballon avec l'équipe de cuisine de la Petite Echelle. J'ai encore de beaux restes, Marie est impressionnée ! Nous partons alors que les nuages menacent notre projet. Nous arrivons assez vite à la grande échelle, ferme d'alpage qui accueille des groupes en demande du grand air, puis à la ferme d'alpage la Vermode où Maïté et Manu, bergers, nous offrent un thé. nous discutons un moment, j'en profite pour prendre quelques photos de vaches suisse. Le lieu est serein, à quelques hectomètres du Mont d'Or, au milieu de champs de gentiane. Nous reprenons notre chemin à travers les alpages pour arriver au Mont d'Or avant l'orage : 5 minutes exactement ! Le temps de nous extasier devant la perspective sur les lacs et les villages suisse et c'est le déluge. Nous prenons sur la tête l'orage que nous essayions de semer depuis le début de la ballade. Retour en arrière, après quelque hésitations nous retrouvons le chemin, trempés jusqu'aux os, nous nous arrêtons à la vermode. Le themomètre annonce 17 degrés et le poêle est allumé. Chaussures et tee-shirt sont accrochés au-dessus, Marie enfile un pantalon sec de Maïté et nous reprenons un thé réparateur.

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Après nous être dit au revoir, nous reprenons le chemin de la petite échelle au plus court. Nous reportons à un autre jour le tracé initialement prévu avec Alexandre. Nous arrivons à l'heure du dîner, pour moi ça sera re-fondue, accompagné par clément, c'est son jour de congé, pour Marie une assiette de saucisse de morteau et jambon avec des galettes de pomme de terre (rösti). Nous finissons tard dans la soirée avec norbert, nous sommes passionnés par la vie des bergers, leur rapport à leur envirronnement et plus particulièrement l'utilisation qu'ils font des plantes.

Il a plu toute la nuit. Nous avons prévu de partir tôt le matin. La pluie repousse notre départ à midi. Je finis par me lever. La petite échelle est fermée, pas de Clément qui nous avait dit qu'il était de service pour le petitr déjeuner. Je fais le tour et j'arrive à rentrer par l'arrière donnant sur les cuisines. Les cadavres de bouteilles sur les tables m'indiquent que la soirée s'était poursuivie tard dans la nuit pour l'équipe de la petite échelle et que le réveil n'avait pas du sonner assez fort. Qu'à cela ne tienne, j'ai préparé le petit déjeuner et répondu deux fois au téléphone à des clients qui voulaient réserver. Le petit déjeuner fini, Clément arrive dans la salle à manger la tête dans le cul, s'excusant mille fois pour le raté, je le rassure, de toute les façons avec la pluie nous ne serions pas partis à l'heure prévue. Suit tout le reste de l'équipe dans le même état, confus, gêné. Ils étaient très drôles ! Dès la première acalmie nous repartons après un salut amical à toute la petite échelle. Passées les Granges Raguin Marie crève, évidemment c'est le pneu arrière, sinon c'est pas drôle ! je démonte le pneu, enlève le morceau de feraille à l'origine du trou (toujours se méfier des granges, nous y avions rangé les vélos à la petite échelle) et nous repartons. Rochejean-Labergement-Sainte-Marie comme qui rigole, que de la descente. Comme promis nous passons dire coucou à Alexandre qui habite avec Claire dans le village. Ils tiennent un gîte d'étape, Claire ne travaille plus. Nous cassons la croute, un beau morceau de comté arrosé d'un rouge sympathique. Nous repartons contents de toutes ces rencontres et invitations. Pontarlier se présente rapidement à nous. J'en profite pour acheter des capes. Prochaine étape: la vallée de la Loue. Nous nous arrêtons dans un café juste avant de voir se déverser des trombes d'eau sur notre route. Celles-là au moins, on ne les aura pas prises sur la tête. Nous reprenons la route, magnifique ambiance après l'orage : les nuages sont à peine au dessous de nous, la brume recouvre la Loue... C'est quand même autre chose de voyager quand le temps est aussi capricieux, rien à voir avec l'atmosphère lourde et ennuyeuse des grosses chaleurs du mois d'août ! C'est beau la franche-comté ! Après avoir traversé des villages plus jolis les uns que les autres (Hautepierre, Lods,...) nous choisissons le camping de Montgesoye. Nous jonglons avec les piquets de tente impossibles à planter ! Finalement, j'arime la tente à des cailloux. Marie apprécie la douche ! c'est vrai qu'elle était classe ! super grignotage, jambon, rillette + boite de quennelle (c'est pour équilibrer le repas), c'est chaud et bon. Puis dodo. Il pleut toute la nuit.

Le matin tout est mouillé mais le soleil se lève au bon moment pour sécher nos affaires. Aujourd'hui nous avons prévu une grosse étape (toute proportion gardée). Objectif SOING ! Village caractéristique de la haute-patate, comme ils disent ici. Marie y a passé une grande partie des vacances de son enfance, sa grand-mère y habite toujours, nous lui avons annoncé notre arrivée. C'est parti ! ça sent la fin de notre petite ballade. Après la traversée d'Ornans, on quitte la vallée de la Loue, direction Besançon. Il fait chaud. nationale énorme et descente qui n'en finit plus avec les camions aux fesses. Impossible de nous dépasser dans la descente tellement la route est étroite. Je reste un peu au milieu de la chaussée pour éviter qu'un chauffeur inconscient ne prenne l'initiative de nous doubler. Après six kilomètres, nous rentrons dans Besançon contents d'être sortis de cet enfer ! Pause à besançon. Sandwich et bière ! Nous repartons par la route de Vesoul. Rebelote, grosse route, camion et ça cogne. La journée aller être duûûûûre ! On s'emmêle les pédales entre Auxon-Dessus ou Dessous (les Bisontins comprendront!) afin d'éviter les brettelles d'autoroute. Pas facile de circuler dans certaines grandes villes, les signalisations pour les vélos faut vraiment les chercher ! On s'arrête au bord de l'Ognon pour une pause goûter. Dommage ! Il est interdit de se baigner. Etuz-Bonnevent-Velloreille-Ciselay et Grachaux. Plantage! On est milieu des champs de chanvre, mais pas dans la bonne direction. Pour le fun on immortalise l'instant, jamais vu autant de plans de cannabis, bon c'est pas pour fumer, rien que l'odeur nous fait beaucoup rire. On repart en arrière pour retrouver notre route, Frasnes le Château, Vaux le Moncelot, les Baties, Sept Fontaines, Grencourt (on vous donne le détail car pour un cycliste le coin vaut vraiment le déplacement). La nuit s'approche, ça fait dix heures qu'on est sur nos selles, l'orage se pointe, il est temps d'arriver ! On est accueilli sympathiquement par la grand-mère et la tante autour d'un repas copieux et simple comme nous aimons (frites fraîches, cancoillote, salade et tarte aux mirabelles). Après le repas on ne demande pas mieux que d'aller se coucher et cette fois dans un lit !

mercredi 30 juillet 2008

Premier billet

Je suis le premier billet. Modifiez moi.