blog de biclou

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mardi 5 août 2008

Remi Picot, agriculteur et éleveur d'agneaux en biodynamique

Agriculteur maraîcher et éleveur d'agneaux, selon les préceptes de la Biodynamie, est présent sur de nombreux marchés de Strasbourg. Il a choisi le modèle des AMAP pour sa production de viande d'agneaux.

Dans la vallée de la Moder dans le Bas-Rhin, à Pfaffenhoffen, pâturent sur des prairies une soixantaine de brebis. Entre le 15 Décembre et le 15 Janvier les agneaux naissent dans la bergerie. Le fumier des moutons, après compostage, est mélangé à la terre. Celui-ci servira pour cultiver des betteraves et du seigle pour les moutons et des légumes pour les hommes. Il faut une grande diversité de légumes car cela est bon pour la santé de la terre et pour la santé de ceux qui les mangent. Légumes racines : radis, navets, carottes, betteraves, oignons, topinambours. Légumes feuilles : salades variées, poireaux, bettes, épinards, choux, plantes condimentaires. Légumes fruits : petits pois, haricots, tomates, courgettes, concombres, poivrons, aubergines, potimarron.

Nous utilisons des plantes médicinales dans les préparations biodynamiques pour que les légumes aient bien les pieds dans la terre et la tête dans le ciel, telles que ortie, camomille, pissenlit, valériane, chêne, et achillée millefeuille. Ainsi s’établit un solide lien entre un territoire, les plantes qui y poussent, les animaux qui y sont élevés, les habitants qui y vivent, et les énergies qui s’y développent.

Le jardin d'Agnes

Vincent et Nolwen, producteurs de fruits et légumes “ bio”, développent leurs activités dans le cadre des A.M.A.P.. ( Association pour le Maintien de lʼAgriculture Paysanne).

Le jardin d’Agnès est une petite exploitation du Kochersberg (Ittlenheim). Deux personnes (Vincent Schotter, créateur du jardin et Nolwenn qui s’occupe du jardin, des marchés et du point de vente) travaillent sur les 5 hectares de légumes et les 300 poules pondeuses. Les productions du jardin sont les légumes, petits fruits et les œufs, le tout sous le label biologique AB. Après un parcours professionnel de 20 ans dans le conventionnel, Vincent a éprouvé un sentiment de mal-être dans l'exercice d'un métier où l'homme impose à la nature ses choix, ses produits chimiques et sa rentabilité. C’est grâce a cette réflexion qu’il a fonde le jardin d’Agnès De nombreux légumes poussent dans le jardin dont un grand nombre de légumes « oublies » comme le rutabaga ; légume racine d'automne et d'hiver à la forme d'un gros navet couleur jaune qui s'utilise cru en trempette ou en salade, cuit, en purée ou dans les potages ; le topinambour : tubercule rappelant le goût de l'artichaut. Petite boule noueuse et croustillante qui ressemble à une pomme de terre déformée. Le topinambour apparaît sur le marché à la fin de l'été jusqu'en février mars ; le panais : Il se prépare comme la carotte. Il a une saveur douce et un petit goût de noisette. Il se sème en avril mai et se récolte en octobre ; et le fameux potimarron : cucurbitacée de couleur rouge brique avec une chair jaune foncé au goût prononcé de châtaigne. Au jardin d’Agnès, on retrouve des variétés de tomates différentes, des courges de toutes formes et couleurs ainsi que les traditionnels petits poids, fenouilles, poivrons et autres poireaux. C'est donc le fruit de ce travail entre la terre et les personnes que l’on peut retrouver sur leurs marchés, au point de vente et surtout dans la libre cueillette où l’on vient découvrir ce plaisir du contact avec notre mère nourricière.

Les poules pondeuses

L'élevage se compose d'environ 300 poules pondeuses de race "Isabrown". L'élevage en agriculture biologique repose sur de nombreuses exigences dont: • Le choix des races bien adaptées aux conditions du milieu • L'élevage en plein air. • Le logement des animaux. • Une alimentation essentiellement produite sur l'exploitation Parcours intérieur & extérieur : • A l'intérieur, les poules disposent d’un logement spacieux. La surface par tête et les matériaux de construction employés garantissent le bien-être de l’animal. • A l’extérieur, les poules bénéficient d’une prairie bien enherbée (sous le régime de l’agriculture biologique favorisant le développement de la flore).

Les poules reçoivent une alimentation composée d’au moins 90% d’ingrédients biologique, le reste étant des protéagineux biologiques comme le pois, les féveroles, le colza ou le soja auxquels s’ajoutent des minéraux.

Les « consomm'acteurs » du panier

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Phénomène qui se répand, l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) ne se cantonne pas à un simple rapprochement consommateur-producteur, ni même à la quête de produits plus sains et moins chers. A la Krutenau-Centre comme ailleurs, en signant la charte des Amap, on devient « consomm'acteur ».

Ce mercredi, ils auront droit à un long pain et à un pot de sucre, « en complément des asperges ». S'ils savent avec qui ils se sont liés - le producteur -, les « consomm'acteurs » ne connaissent pas d'avance ce que leur réserve le panier. Tout le sens du mot « engagement »...
 Car s'inscrire pour six mois, venir chaque semaine chercher son panier, manger des légumes ou des fruits locaux et de saison, sans les choisir, selon les aléas de la production, sont autant de contraintes que précisément les adhérents appellent « choix ». Ce dont doutait au départ, il le reconnaît, Vincent Schoffer, du Jardin d'Agnès à Ittlenheim, qui fournit aujourd'hui l'Amap de la Krutenau-Centre : « J'avais l'habitude des marchés. Ici, le public est plus engagé. »
 Face aux cageots de patates, encore enrobées de terre, Maurice, artisan-relieur de 57 ans, le dit tout ferme : « Je lutte contre le gros commerce broyeur ! » Pour Léa, 18 ans, qui vient pour sa maman, c'est plus flou, mais ça participe d'un « esprit : à la maison, on est vachement tri, tout ça ». Sandrine, 42 ans, voit même dans sa démarche « une façon d'interpeller » ses enfants.
 Cette semaine, le maraîcher inscrit au tableau : une mesure de pommes de terre, huit oignons, une barquette de fraises, une botte d'asperges, quatre salades. « Les tomates devraient être là, elles auront 15 jours de retard. On les attend, avec les concombres, aubergines et poivrons (...) Mais il y a des salades à foison, servez-vous ! ».

Partage des risques

 L'adhésion à une Amap relève d'une ambition bien plus générale encore : « Pouvoir développer des productions locales respectueuses de l'environnement », tel que le souligne Manuel Santiago, responsable bénévole du groupe. Et surtout, le permettre au producteur en partageant les risques. Ce qui séduit Claudia, 43 ans, et Christophe, 36 ans, qui n'hésitent pas à compléter leur panier au stand bio du marché de Kehl.
 Pour certains, le prétexte reste bien plus simple : aux légumes de supermarché ils trouvent une mauvaise mine, ils adoptent la démarche « pour manger des légumes ! » Dernière vocation et non des moindres : créer du lien social. Par des coups de main, quand on ne peut pas aller chercher son panier, des échanges de recettes... L'un de découvrir un légume « oublié », l'autre de sourire : « Avant, je jetais les fanes de radis, mais la dernière fois, le producteur nous a donné un truc pour les utiliser ».
 Manuel Santiago en  profite pour faire un travail d'éveil et de sensibilisation : « L'Amap, ce n'est pas uniquement venir chercher ses légumes ».

Nelly Schumacher

L'Amap de la Krutenau-Centre a ouvert en septembre 2007 et compte 70 adhérents.Distribution chaque mercredi de 18 h à 19 h 30 au Cardeck, place des Orphelins (Krutenau). direction@cardeck.net. 20 € le panier, 10 € le demi-panier.

DNA Édition du Dim 20 juil. 2008,

samedi 2 août 2008

l'amap de la krut

L’AMAP de la Krutenau-Centre, y adhérer c’est adopter un autre mode de vie et d’agir positivement sur notre agriculture

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Les différents reportages (télévision et radio) qui ont été faits au CARDEK sur le fonctionnement de l’AMAP de la Krutenau montre l’engouement que suscite cette nouvelle façon d’acheter ses fruits et légumes. Malheureusement on reste sur sa faim lorsqu’on voit le résultat. Comment décrire en une minute et demie un phénomène de société et la prise de conscience qui en est à l’origine ? Finalement, on en retient de ce qui est présenté que ce n’est qu’une nouvelle façon de consommer ; lien plus proche avec le producteur et produits meilleur marché.

Si ce n’était que ça, ce serait déjà pas mal. Cependant, lorsque l’on adhère à une AMAP, on devient plutôt un consomm’acteur.

Revenons un peu sur l’histoire des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Les premiers agriculteurs qui avaient le souci de leur environnement caractérisaient leur pratique de “naturelle”. Ce n’est que vers le début des années soixante-dix qu’apparurent les qualificatifs de “biologique” et “bio-dynamique”. Les premières AMAP se sont créées en 2001 dans le Var. Sous la pression de collectifs de familles, des agriculteurs se sont organisés pour re-localiser leur distribution directement en développant une nouvelle façon de tisser du lien entre les agriculteurs et les habitants.

- L’AMAP une chance pour la biodiversité en continuant à produire des variétés oubliées et en produisant en respectant son environnement. L’agriculteur qui travaille sous forme d’AMAP fait vivre le patrimoine des anciennes semences en les cultivant et les reproduisant. Il propose à ses adhérents de découvrir et de goûter des variétés de légumes oubliés. La tomate est la victime de la production industrielle de ses dernières années, on n’en trouve aujourd’hui plus que quelques variétés, calibrées et sans saveurs. Pour l’AMAP du CARDEK, Vincent Schotter a semé cette année les variétés suivantes :Cerise de Terre, Prune des Incas, Ananas, Cœur de Bœuf, Merveille des Marchés, Noire de Crimée, Rose de Berne … L’agriculteur est en perpétuelle évolution à l’écoute de sa terre. Les légumes ne poussent pas tous de la même façon selon le terrain et les conditions climatiques. Les intrants chimiques et les pesticides ne font pas partie de son outillage.

- Le nouveau profil des AMAP Il faut reconnaître que les AMAP créées dernièrement n’ont pas gardé toutes les caractéristiques des précurseurs. Elles se sont adaptées aux nouveaux adhérents, notamment les habitants des centres des villes. Ils sont moins disponibles, plutôt tournés vers un engagement sur des valeurs. Par exemple, les ateliers de jardinage aux champs ne sont plus systématiquement proposés. Les visites et les pique-niques chez l’agriculteur sont appréciés et ce qui est la meilleure façon d’échanger et de se connaître. La multiplication des producteurs sur un même site est aujourd’hui une évolution naturelle du concept. La diversité des produits, avec au milieu le maraîcher, permet d’offrir un panier plus attractif. Aujourd’hui, à l’AMAP de la Krutenau, on trouve en plus des légumes et des fruits: des oeufs, du jus de pomme, du miel, des volailles, de la farine,...

- Apparente régularité, apparente monotonie. Le roulement des adhérents s’explique par le fait que l’AMAP propose un mode de vie différent. Il faut être régulier et il faut accepter quelques contraintes. Cela ne convient pas à tout le monde. Il faut aussi trouver des idées de recettes et les échanger afin de lutter contre la lassitude. La carotte est présente deux tiers de l’année dans notre panier… On redécouvre les saisons, on ne mange pas des tomates avant juillet. Ceux qui en veulent en mai devront s’inscrire en Espagne ou en Italie … Le système AMAP propose un juste prix pour le panier. Il n’y a pas de revente et donc pas de plus value sur les produits proposés. Avec soixantaine d’adhérents, l’AMAP de la Krutenau-Centre se porte bien. Adhérer à une AMAP c’est d’abord un choix de vie ensuite une nécessité de s’alimenter.

Renseignements et inscriptions: Manuel Santiago, 06 09 18 52 65. 1, place des Orphelins. 67 000 Strasbourg